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Vous pouvez donc nous proposer des articles à diffuser ayant trait au village et à ses problématiques, et si vous organisez des événements qui concernent Hérépian et ses environs, ils ont leur place dans la rubrique « actualités ».
Pour cela, rien de plus simple : envoyez-nous par mail (contact@asso-uch.fr) ou par courrier (UCH, mairie d'Hérépian place E. Pascal 34600 Hérépian) le texte et les photos que vous souhaitez voir traiter dans ces pages.

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Partager l'espace public :
le stationnement à Hérépian
(07/04/2017)

Illustration article stationnement

Le stationnement est un outil incontournable dans la gestion de la mobilité urbaine, mais c'est un sujet extrêmement sensible tant les enjeux sont passionnels pour les différents acteurs de la vie locale.
Entre les voies de circulation, les places de stationnement, les entrées et sorties de garage, la place dévolue à la voiture avoisine 80 % de l'espace public (c'est facilement vérifiable rue Marcellin Albert par exemple), pour une voiture particulière qui passe 96 % de son temps à l’arrêt !!! Un espace sur-occupé par une voiture sous utilisée.
Avec l'augmentation de la population, étant donné le nombre de véhicules par foyer (1,5 en milieu rural), les modes de vie incitant son usage (courses en grandes surfaces, trajets domicile-travail), Hérépian est « riche » d'environ 750 véhicules ! Il est temps d'adapter le stationnement aux différentes fonctions (résidentiel, commerce, services, loisirs... ) du village et d'harmoniser cette cohabitation.
L'espace public dans le village n’étant pas extensible, la ou les solutions passent par des compromis entre tous les acteurs. S'il paraît bénéfique de s'inspirer des expériences réalisées dans des villes et villages de taille et de configuration similaires, il n'existe cependant pas de loi universelle, chaque commune, voire chaque quartier ayant sa problématique propre : ici une rue très commerçante, là une zone résidentielle, un centre historique à préserver, des bords de rivière à aménager, une zone agricole, une autre industrielle…
Pourtant, il se dégage des axes de réflexion de plusieurs études menées par le CERTU(*), qui définissent les usages prioritaires de l'espace public urbain, principalement l'activité commerciale et le stationnement résidentiel des riverains. Les commerces, tant leur nombre que leur qualité sont un indicateur intéressant du dynamisme d'une cité. Ils sont créateur de richesse (par le biais des impôts locaux, de la TVA, CFE…), d'emplois durables et difficilement délocalisables, de liens sociaux permettant les rencontres entre les habitants et retardant la dépendance des personnes les plus âgées devant une mobilité déclinante. Il est significatif de voir certaines communes rivaliser d'imagination pour conserver ou attirer de nouveau commerces sur leur territoire. Pour fonctionner, ces commerces ont besoin que leurs clients puissent se garer à proximité et là encore, la diversité est de mise ! Comment concilier les besoins en stationnement du client d'une boulangerie qui s'arrête là pour quelques minutes et ceux d'un touriste venant passer plusieurs heures ici ?
Le cas des riverains est plus simple, et mis à part quelques situations exceptionnelles (déménagement entre autres), les besoins vont d'un stationnement court à proximité de son logement à un parking de longue durée à une distance raisonnable. Reste à définir ce qu'est une « distance raisonnable »...
Ce qui est certain, c'est que l'exigence d'une place « en bas chez soi » dans un centre village dont le tracé des rues remonte à une époque où la voiture n'existait pas, n'est plus envisageable. C'est l'usage de l'automobile qui doit s'adapter à la ville et non pas l'inverse.
Dans cette optique, la remise en cause des moyens de déplacement à l'intérieur du village est l'affaire de tous, clients, employés, touriste, usagers, élus (ce que nous sommes tous à un moment ou à un autre). L'usage de la voiture est-il toujours impératif, si elle a sa place doit-elle prendre toute la place, les déplacements « doux » (piétons, vélos…) ne sont-ils pas aussi pertinents dans un village comme Hérépian?
Bien sûr, la création de nouveau parking de grande capacité (avenue René Cassin et rue de la bascule) sont un début de réponse pour désengorger les rues du village et pour l'accueil d'un nombre croissants de visiteurs et de touristes mais leur aménagement est perfectible (signalisation, revêtement, matérialisation des places, éclairage, poubelles, canisite). Faire preuve de civisme ne doit pas se solder par un slalom entre les déjections canines ou des chaussures boueuses au premier orage ! Bien sûr, il se trouvera toujours des distraits, des récalcitrants et des voitures « ventouses » mais les moyens d'y remédier existent, ils sont efficaces, reste à les mettre en œuvre !
Toujours dans le cadre d'un partage plus équilibré entre les différents usagers, l'affectation permanente d'une partie de la place Étienne Pascal au stationnement ne semble pas une hérésie : à deux pas des écoles, de la poste, de la mairie, des principaux commerce de la rue Marcellin Albert et du marché du samedi, cet espace de rencontre trop souvent vide est au cœur de la vie du village.

D'une manière générale, l'acceptation des solutions mises en place passe par une concertation à priori avec les différents acteurs et usagers. Dans ce domaine, la démocratie participative, serpent de mer de la vie publique, trouverait à l'échelle locale les moyens de faire la preuve de sont efficacité.

Thierry D

(*) Centre d’Études sur les Réseaux de transport et d'Urbanisme [CERTU]

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